Images du monde flottant

D’octobre 2009 à avril 2010 j’habitais au Japon et lors d’une conversation téléphonique je confrontais avec un ami, Gurvan Pitaud, les personnages de contes japonais à ceux des légendes européennes. La conversation roulait sur les Onis, démons Japonais présentant des similitudes avec l’ogre, quand nous nous sommes rendus compte que nous étions en train de poser les bases d’un scénario. L’histoire d’un  européen, désireux de changer de vie, qui cherche à masquer un passé trouble en s’exilant au Japon. Mais cet Européen a une particularité. C’est un ogre. Un ogre moderne : non pas un mangeur d’enfants mais un infanticide. L’alchimie entre la grossesse accidentelle de sa femme Japonaise et son désœuvrement au Japon va faire ressurgir chez lui son passé criminel et le pousser sur la pente de sa vraie nature. Nous l’appelons O. La ville où j’habitais, Kyoto, l’ancienne capitale impériale empreinte de sacré, est entourée de hautes montagnes et prend parfois des allures d’estampes d’Hiroshige. Cette ville s’imposa d’elle-même comme le cadre idéal pour un conte violent aux ambiances feutrées. L’Ukiyo-e, nom désignant l’estampe Japonaise, signifie littéralement  » image du monde flottant ». Il nous est donc apparu important d’inclure dans notre projet des images inspirées des estampes Japonaises bien distinctes du dessin semi réaliste destiné à traduire l’environnement réel. Ces  images seraient introduites à des moments-clés  afin de  rythmer le récit et renforcer son caractère de conte. Voici quelques pages de cette sombre histoire, qui cherche toujours un éditeur.





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